Comment un quotidien national a débarqué chez moi…

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Note : cet article est rédigé par Philippe Gras, un lecteur du blog, qui partage avec nous son expérience. Retrouvez ses autres articles sur http://www.avoirun.com/

Se retrouver en page 3 d’un quotidien national — la page de droite quand on ouvre le journal — pour un poète inconnu du public est un événement, pour soi, mais aussi dans la réalisation de sa stratégie de communication ! La méthode que j’ai employée pour relayer mon actualité est pourtant à la portée de tous, et il n’est pas nécessaire d’être un acteur en rupture de ban ou un homme politique d’envergure nationale, pour avoir les honneurs de la presse.

Je vais vous raconter comment je m’y suis pris pour qu’un journaliste soit intéressé par mon projet, et ait eu envie d’écrire un article pour le porter à la connaissance du public. C’était le 31 décembre 2005 dans France-Soir, bien avant que je puisse suivre les recommandations de Séduire la Presse, mais la méthode employée correspond tout à fait à sa ligne éditoriale, que j’aurais bien aimé trouver à l’époque où je me lançais dans l’aventure. Ce projet consistait à écrire un poème par jour sur un sujet d’actualité dans le but de proposer une rubrique à la presse quotidienne. Le seul intérêt qu’il pouvait avoir pour un journaliste, était évidemment l’actualité, mais c’est plus ma démarche qui a attiré l’attention de Philippe Bouvier, le rédacteur de l’article de France-Soir.

Le projet n’a plus cours en raison des difficultés que rencontre la presse à se renouveler, face à la concurrence du Web. C’est d’ailleurs sur Internet que j’exerce aujourd’hui en aidant les auteurs et les blogueurs à améliorer leur audience, et à avoir des commentaires sur Amazon et sur leurs blogs. La définition du projet a son importance dans la stratégie de séduction de la presse, puisque j’envoyais tous les jours ma production à un journaliste de chacun des quotidiens nationaux — France-Soir était alors toujours en activité —, afin qu’ils puissent la reprendre ou la présenter au rédac-chef. Le premier point fort de ma stratégie, parmi ceux qui ont déclenché chez le journaliste l’envie de me rencontrer, a été d’envoyer une lettre tous les jours. Mon courrier quotidien a fini par être attendu, pour être ensuite lu, et mis en circulation dans toute la rédaction !

Je ne touchais plus un seul journaliste, mais l’ensemble de la rédaction… Pourquoi ? Mon communiqué avait un côté agréable et divertissant, car il s’agissait toujours d’un poème en vers classique ou néo-classique, sous la forme d’un sonnet. Les journalistes avaient sous les yeux une illustration d’un fait d’actualité et pouvaient le mettre en relation avec leur travail. Le côté ludique était d’ailleurs l’objectif de mon projet, mais là où je me suis trompé, c’est que j’imaginais qu’ils en remarqueraient aussi l’intérêt pour les lecteurs et l’édition du journal. Peu importe aujourd’hui. Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de donner une information du même ordre, que celles qu’ils rédigent et présentent à leurs lecteurs. Ainsi, un communiqué de presse doit délivrer une information, tournée si possible d’une manière agréable. Il convient que le journaliste, qui n’en est pas moins homme, ait envie de la faire partager autour de lui.

Le troisième point fort du communiqué est qu’il était envoyé par la poste. Je l’ai fait ainsi, parce que je souhaitais donner une image désuète à cette démarche poétique, mais je m’aperçois que le papier a été un élément très puissant dans la réussite de l’opération de séduction de la presse. Je pense aujourd’hui que je n’aurais pas aussi bien converti, si j’avais envoyé mes poèmes par courrier électronique. J’ai pu ainsi correspondre avec d’autres gens de presse comme Jean-François Kahn (Marianne), ou le rédacteur en chef du Journal de la Haute-Marne, et obtenir plusieurs insertions ou faire un essai en piges. Mais j’ai aussi pu toucher des responsables politiques ! Le courrier postal demeure une valeur sûre, et garde un cachet, en plus de celui de la poste, de distinction et de respect envers son correspondant.

J’ai également fait des erreurs, ce qui a certainement eu un impact sur une initiative qui n’a finalement pas eu le succès escompté. Je m’y suis plutôt mal pris sur d’autres aspects de la question, c’est pourquoi l’ensemble des règles pour écrire un bon communiqué de presse doit être respecté. Ce qui m’a fait défaut par exemple, est de n’avoir pas porté assez de soin dans le choix des journalistes à qui j’ai fait parvenir ma poésie. S’il reste l’article de France-Soir que j’ai conservé, une sélection plus stricte dans l’éventail des interlocuteurs que j’aurais aimé obtenir m’aurait certainement permis d’en avoir plus. La presse est le monde de l’éphémère, et une information chasse l’autre, d’un jour à l’autre. Or, dans ses relations avec la presse, on a tout intérêt à garder de la constance.

Note : cet article est rédigé par Philippe Gras, un lecteur du blog, qui partage avec nous son expérience. Retrouvez ses autres articles sur http://www.avoirun.com/

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