4 exemples de communiqués de presse qui font fuir les journalistes :

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Quand on est journaliste, recevoir un communiqué de presse réussi, bien mis en page, avec des informations claires et structurées, c’est un véritable petit moment de bonheur. Parce qu’on sait que notre travail va être minime, que l’on va vite saisir l’essentiel et déterminer rapidement si le sujet sera intéressant à traiter.

Mais évidemment, ce genre de communiqué est rare. Très rare. En général, on reçoit plutôt des communiqués de presse complètement foireux.

Pour vous illustrer tout ça, voici 4 exemples de communiqués de presse que je recevais régulièrement quand je bossais en rédaction, et qui terminaient tous, inlassablement, dans la corbeille.

Vous êtes prêts ? C’est parti !

1/ Le communiqué de presse « étudiant »

Je ne sais pas si ce sont des étudiants, d’ailleurs, qui les réalisaient, mais clairement, il s’agissait de jeunes n’ayant absolument aucune notion des relations presse.

Un exemple : « Bonjour monsieur, nous sommes 3 musiciens, nous organisons un concert de jazz manouche le 19 mai prochain et on aimerait bien, si ça ne vous dérange pas et que vous avez le temps, que vous veniez faire un reportage sur nous. L’année dernière, on avait déjà organisé un concert comme ça, et c’était vraiment sympa. Voila, merci d’avance, n’hésitez pas à nous contacter si vous voulez plus d’infos !« .

Dans l’absolu, ce genre de texte a du potentiel. Il y a de l’information (qui : 3 musiciens, quoi : concert de jazz manouche, quand : 19 mai prochain), mais elle est polluée par des petites phrases suppliantes qui font vraiment « on a besoin de vous ». Et ça, c’est généralement fatal.

Il va sans dire que, à moins d’avoir vraiment aucune actualité le jour venu (ou que l’un des musiciens soit le fils du rédacteur en chef), aucun journaliste ne donnera suite à ce genre de communiqué.

2/ Le communiqué de presse « publicitaire »

Généralement mieux ficelé sur le fond et sur la forme, il est souvent l’oeuvre d’entreprises ayant une certaine expérience… des relations clients. Et ils considèrent les journalistes, d’ailleurs, comme des clients potentiels et s’adressent à eux avec ce type de vocabulaire.

Leurs communiqués sont souvent très longs, et ressemblent beaucoup plus à un argumentaire commercial qu’à un texte objectif sur leur produit/entreprise.

Un exemple raccourci : « le 8 octobre, venez découvrir le nouveau parfum Kissenbon, le meilleur de sa gamme et qui surpasse tous ses concurrents. Le prix défie toute concurrence, et nos 50 premiers clients repartiront en bonus avec des bons d’achat dans toutes nos boutiques. Ne perdez pas de temps, rendez-vous dans nos locaux le 8 octobre à 10h !« .

Je caricature à l’extrême, mais j’ai reçu un sacré paquet de communiqués dans ce genre. Ils proviennent très souvent d’entreprises n’ayant pas de chargé de communication dans leurs rangs, et s’en remettent à un directeur commercial ou à un DRH, qui, évidemment, n’y connait rien en relation presse.

3/ Le communiqué de presse « relou »

Vous me pardonnerez, je l’espère, ce vilain mot de « djeunz branchouille » (encore que, ça doit être démodé maintenant). C’est le genre de communiqué où le gars insiste tellement, vous supplie tellement, que vous n’allez même pas au bout de sa lecture. Mais ce qui fait qu’on ne les recontacte jamais, je vous l’explique juste après cet exemple :

L’exemple : « Nous vous contactons car nous souhaitons vous proposer de couvrir un événement qui devrait vous intéresser. Il s’agit de la cueillette d’abricots par des jeunes délinquants de la maison de redressement de telle ville. Nous pensons vraiment qu’il est important de faire connaître ce type de manifestation, et vous les journalistes avaient également un rôle à jouer auprès des jeunes, donc nous espérons sincèrement que vous nous contacterez et viendrez couvrir cet événement« .

A la différence du « communiqué étudiant« , ce qui rend ce communiqué « relou », c’est qu’il arrive en 8 exemplaires (un pour chaque journaliste, un pour le rédac chef, un pour le big boss, voire un pour la comptable, les techniciens plateau et que sais-je encore), et que l’on reçoit, chaque jour, 3 coups de téléphone pour nous rappeler de venir, et 5 emails de relance pour savoir si on a bien reçu les communiqués.

Même s’il est primordial de réaliser des relances téléphoniques, il faut le faire avec tact et doigté. Là, leur stratégie est suicidaire : personne ne se déplacera (à moins, encore une fois, que l’actualité soit creuse le jour J).

4/ Le communiqué de presse prétentieux :

Voila le genre de communiqué le plus insupportable quand on est journaliste.

Un exemple caricatural : « Nous venons de lancer tel produit qui intéressera forcément votre lectorat. Une conférence de presse que vous ne devez pas manquer aura lieu le 21 janvier à 19h, merci de faire le nécessaire pour vous y rendre et parler de nous« .

Comme si les journalistes étaient à leur botte… Autant les communiqués précédent avaient une chance de faire mouche (en cas de manque d’actu notamment), mais celui la, il termine quoi qu’il arrive, systématiquement à la poubelle. Évitez à tout prix de prendre les journalistes de haut, ou de les considérer comme à votre service : ce n’est pas le cas, et ça ne le sera jamais.

A vous !

Voila, on a fait le tour des 4 communiqués qui finissent à la poubelle dans 90% des cas. Pour aller plus loin, je vous recommande vivement la lecture du guide « 3 erreurs à ne JAMAIS faire quand on contacte la presse« , qui est le complément logique de cet article. Vous pouvez le télécharger gratuitement en remplissant simplement ce formulaire :

 

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On se retrouve lundi pour un prochain article ! Bon week-end à tous !

Jérémy

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